lundi, juillet 02, 2018

Chtriman 2018 - Triathlon Gravelines


Récit du Triathlon de Gravelines le 30 juin 2018. Au programme natation au PAarc des Rives de l'Aa, vélo route et course à pied. Une course en famille sous un grand soleil.

Détails de la course

Inscription : 

Inscription en ligne (complet 2 mois avant).
Site web dédié : http://www.chtriman.com/

Dossard :

Puce électronique, détails avec temps de passage pour chaque partie lors des résultats.
À retirer le jour même.
En cadeau (kids) : sac
En cadeau (adultes) : sac, bonnet, gobelet


Détails :

Libellé Type Commune Distance Dénivelé + Tarif XS - S
Chtriman Triathlon Gravelines Kids - XS - S 0m 17 - 30€
Runner Chrono 2018
Mini-Elle Kids 6/9 12'
Elle XS 48'

Parcours de la course XS  :

Tous les parcours détaillés sont affichés sur le site web de l'organisation.
Natation en milieu naturel au PAarc des Rives de l'Aa. Vélo sur route (boucle de 10km), un pont, épingles. Le drafting est autorisé.
Course à pied sur route et chemin (une boucle).
Le lendemain a lieu les triathlons longues distances : L (85€), XL (210€) + 30€ de pass compétition

Toilettes, vestiaires, douches sur place.
Vidéo de la course en bas de page.

Récit du Triathlon de Gravelines - Chtriman 2018

Elle  - course XS (400m NAT - 10km vélo – 2,5km CAP)

Météo : soleil, 30°C, eau 23°C
Mon équipement : Baskets Adidas ultra boost avec lacets Freelace, trifonction, porte dossard, lunettes de natation Zoggs, vélo route, casque, combinaison néoprène Zone 3.

Nous arrivons au Parc des rives de l’AA 2h en avance et on nous dirige facilement vers un parking disponible.

Puis je retire mon dossard et je m’équipe : puce à la cheville gauche, porte dossard, bracelet, autocollant sur le vélo et le casque.
Ensuite je me dirige vers l’entrée du parc à vélo qui correspond à mon numéro de dossard.
Les arbitres vérifient que tout est en règle et j’accroche mon vélo à mon emplacement.

Il y a aussi un bac de disponible pour y déposer mes affaires : baskets, porte dossard, casque, lunettes.
J’ai peur d’oublier quelque chose alors je regarde le contenu des bacs autour de moi.
Bon ça y est tout est ok, maintenant il n’y a plus qu’à patienter à l’ombre en regardant la course actuelle.
On peut même suivre le match de foot de la France en 1/8e de la coupe du monde. Et elle ouvre le score cool.


L’heure fatidique approche alors je prends le temps de mettre ma combinaison néoprène. Puis je vais tester rapidement la température de l’eau car il fait 30°C et je surchauffe. Elle est à 23°C, bref je ne vais pas avoir froid.
J’entends que la France perd finalement 2 à 1, et merde.

 C’est un triathlon label mixité donc le départ des hommes et des femmes est séparé.
Je stresse toujours plus que sur un trail, certainement à cause de la partie natation.

Le départ est donné, pour une fois je pars dans les premières, je pose ma nage et je m’applique. He oui je suis encore débutante en crawl, donc mes mouvements sont propres mais pas rapides lol.
Je sors la tête quelquefois hors de l’eau pour ne pas trop dériver. En plus il y a 4 bouées et donc autant de changement de direction. Je tourne toujours en brasse c’est plus facile pour moi.
Dernière ligne droite, j’y suis presque !
Je fais les derniers mètres en brasse, je pose mes pieds sur le tapis et 2 bénévoles me sortent de l’eau.
Bon le plus dur est fait et je me suis plutôt bien débrouillée.

Je trottine jusqu’à mon emplacement et j’en profite pour enlever le haut de ma combi.
Bon pour enlever le bas c’est un peu plus compliqué de jouer au flamand rose après la natation, j’ai un peu la tête qui tourne.
Ensuite je dépose mon bonnet, mes lunettes et ma combi dans le bac.
Je m’assois quelques instants pour chausser mes baskets. Puis je mets mon casque, mon porte dossard et mes lunettes.
Je repars en trottinant mon vélo en main.

La partie vélo est sur chemin plat donc cela devrait aller, sauf qu’il y a beaucoup de vent !
Bien sur j’ai personne pour faire du drafting comme bien souvent.
Je me fais doubler par quelques concurrents plus à l’aise à vélo.
Viens le premier virage en épingle et j’arrive trop vite, mes doigts ripent sur le frein, bref je me vois déjà partir sur le bas côté.
Heureusement j’arrive à maitriser et je reste debout ouf !
À mi-parcours vient une petite côte, comme elle est courte je décide de la monter en danseuse.
Le retour est encore plus dur car j’ai vraiment le vent de face.
Je termine au mieux et je descends de mon vélo avant la ligne.
J’accroche mon vélo, je retire mon casque et go pour le run.

Je rattrape quelques coureurs qui m’avaient doublée à vélo. Bon après mon ultra montagnard il y a 15 jours, je sens bien que mes jambes ne sont pas très fraîches. J’essaie donc de faire au mieux.
Je regarde en contre sens les concurrentes devant moi, apparemment j’ai plutôt bien géré dans ma catégorie.
J’entends au micro que la France gagne finalement 4 à 3. Ça devait être un super match.
Il reste 500m donc je me retourne et là je vois une féminine qui se rapproche. Du coup j’accélère autant que je peux et je passe la ligne d’arrivée épuisée mais contente de moi.
Même si c’est un petite distance, je dois tout gérer au taquet, ça change d’un ultra trail.

Mini Elle  - course enfant 6/7 ans (50m NAT - 1km vélo – 0,5km CAP)

Maintenant c’est autour de ma mini poussine de s’élancer. J’ai un peu peur pour elle car c’est la première fois qu’elle va nager dans un lac.
Certains enfants ont les larmes aux yeux et ne veulent pas y aller. La mienne est plutôt amusée et cool, comme d’habitude.

 Mais une fois dans l’eau c’est autre chose, elle a un peu froid et elle n’est pas très rassurée quand même.
Elle s’arrête même un instant car un garçon lui donne un coup de pied en nageant.
Mais tout est fait pour que cela se passe bien, il y a plusieurs bénévoles dans l’eau avec des frites, des canoës. Bref c’est rassurant.

Elle termine son 50m déterminée en s’élançant à toute allure vers le parc à vélo.


Elle perd un peu de temps en transition même si on l’aide à décrocher son vélo.
Il faut dire que leur emplacement est tout au bout du parc. Du coup je ne peux pas vraiment voir ce qu’il se passe.
Mais c’est la partie qu’elle préfère, c’est le principal.


Puis c’est la course et elle passe la ligne d’arrivée comme une grande.
C’est trop mignon de voir tous ces petits bouts déterminés et gérer toutes ces étapes comme les grands.

On a passé une superbe journée ensoleillée en famille, à refaire sans hésitation.

Elle - Triathlon en famille

Vidéo


mercredi, juin 27, 2018

Samoens Trail Tour UTHG 2018

samoens trail trour

Récit de l'Ultra Tour du Haut du Giffre le samedi 16 juin 2018 à Samoens. Un ultra trail magnifique mais très technique en Haute Savoie. Comme dans la vie, il y a des hauts et des bas…

Détails de la course

Inscription : 

Inscription en ligne en décembre (complet en moins d'1 mois)
Possibilité de prendre une assurance individuelle sport (le secours héliporté est géré par une société privé = 720€) : 4€
Site web dédié : https://www.samoens-trailtour.com/

Dossard :

Puce électronique.
À retirer la veille ou le jour même.
En cadeau : tee-shirt, gobelet, sac d'allègement fournit, médaille finisher, repas de fin de course

Détails :

Libellé Type Commune Distance Dénivelé + Tarif
UTHG Trail Samoens 87 6500D+ 65€
Runner Chrono 2018
Elle UTHG 23h30
Lui UTHG DNF

Parcours et dénivelé de l'UTHG 87km - 6500D+ :

samoens trail uthg denivelé profil

Départ et arrivée à Samoens, passage par le Cirque du Fer à Cheval.

Matériel obligatoire :
  • Téléphone portable
  • Réserve d'eau d'1 litre minimum, alimentaire
  • Veste imperméable coupe vent
  • Lampe Frontale avec pile de rechange
  • Couverture de survie, Sifflet, Gobelet 

Sur place : toilettes, vestiaires, douches, restauration.
Prévoir une tenue de rechange (sac d'allégement au 47°km).

Vidéo de la course en bas de page.

Récit de l'Ultra Tour du Haut du Giffre - 2018

Lui

Météo : soleil, 25°C
Mon équipement : Baskets Columbia Caldorado UTMB, short, tee-shirt manches courtes, bâtons Leki, lampe frontale Armytek, sac Oxsitis Hydragon 17L.

Le jour tant attendu pour le défi de l’année est arrivé.
Nous sommes arrivés la veille de course où nous avons retiré notre dossard sur un site très sympa au bord d’un lac.
Pour l’occasion nous avons réservé un studio dans un petit village à 10mn du départ : Morillon.
Après un petit apéro soft nous décidons de ne pas trainer, la route a été fatigante et nous devons nous lever tôt.
Après une assiette de pâte et blanc de poulet, au lit à 20h30, la nuit va être courte.

Le réveil sonne, il est 2h30. Je suis en forme, je cuisine une omelette aux lardons en guise de petit déjeuner.
Tenu de combat enfilé nous voilà en route, nous nous garons à 1km à pied du départ.
Nous ne sommes pas en avance. On dépose notre sac de change à la consigne et on se place au départ.

4h le départ est donné sous quelques fumigènes, nous sommes 600.
On déroule sur 200m puis on attaque direct la première montée. Du coup ma chérie et moi décidons de faire quelques kilomètres ensemble.
Nous sommes en file indienne mais ça avance, je donne le rythme et ma chérie me suit.
Il fait plutôt lourd et je suis content de ne pas m'être trop couvert.

Le jour commence à se lever.
Nous décidons de ranger nos frontales pour économiser nos batteries.
On admire l’horizon et nous trottinons tranquillement avant d’attaquer les chemins en pente. Le bruit d’une cascade se fait entendre, on passe un premier cour d’eau puis on emprunte un sous-bois.
Le chemin se dégage et on admire la carte postale. On distingue aussi la neige au sommet.

samoens trail trour

On arrive au premier point d’eau avec 15mn de retard par rapport à notre timing. Il est 6h30, nous avons parcouru 10km.
Ensuite on traverse des singles herbeux et rocheux. Cela monte sur 2km avant d’attaquer une longue descente d’environ 5km.
Je sens déjà qu’il me manque du souffle et je commence déjà à regretter mes nouvelles chaussures Columbia. Une vrai savonnette et zéro maintien !
Du coup je ne suis pas à l’aise dans les descentes car j’ai peur de me tordre la cheville et ça me brûle sous les pieds.
Ma chérie s’arrête pour refaire ses lacets et me dit de continuer car je suis meilleur en descente. Sauf que j’avance pas et elle arrive très rapidement derrière moi.
Le terrain est gras avec des pierres et des racines en single. Ça glisse bien, je manque de chuter à plusieurs reprises.

Nous avons passé le premier pic et nous arrivons au premier ravito complet.
Il est 7h40 nous avons parcouru 17km. Je mange un quartier d’orange, un morceau de chocolat et je bois un coca. Ma chérie se régale avec un morceau de pastèque.

Puis, on reprend rapidement notre chemin et on entame une belle ascension.
Le parcours devient plus technique en bord de roche et ensuite en sous-bois.
Je dois reprendre mon souffle à plusieurs reprises en me stoppant sur le côté.
Petit à petit je vois s’éloigner ma chérie et je sais que je ne la reverrai plus, sauf si je reprends du poil de la bête.
Je passe un cours d’eau avec un pont suspendu et une banderole multicolore, certainement pour la coupe du monde de football.
Je continue à monter lorsque des coureurs du 50km me doublent en trottinant. Des machines les gars, toi tu galères avec tes bâtons et eux avancent à petit pas sur une portion bien montante.
samoens trail trour

Ça monte, ça monte, mais la vue commence à se dégager, c’est trop beau !
Je m’arrête à plusieurs reprises pour admirer la beauté du paysage. C’est un spectacle naturel grandiose !
Je me retourne et je me dis “ha oui quand même, j’étais en bas. Wahou !”
Je prends quelques clichés et je reprends ma route.
J’avance de moins en moins vite, je pense que c’est altitude alors je n’hésite pas à m’arrêter pour récupérer.
Je regarde ma montre, il me reste 1h40 pour arriver au sommet et être dans le timing.

Les petites pierres deviennent des rochers et en me retournant j’admire la profondeur de la vallée. Un spectacle qui vaut le détour, j’en ai les larmes aux yeux tellement c’est beau.
Je m’assois et là je reçois une photo de ma fille, cela m’émeut.
samoens trail trour

Puis je reprends mon chemin, il y a de plus en plus de neige.
Je glisse très souvent et mes bâtons m’aident à me stabiliser. Le seul bémol c’est qu’ils ne sont pas fait pour la neige ! Pas facile de les retirer une fois planté.
Je suis toujours dans les temps mais la route est encore longue donc je maintiens l’allure.
J’entends une personne chuter derrière moi. Un gars au bout du rouleau, il ne fait que tomber, il hurle de rage.
De plus il a cassé ses bâtons, je peux le comprendre.
Je décide de m’assoir et de rafraîchir mes mollets dans la neige. Cela me fait un bien fou ! Petite séance de cryothérapie maison. Je profite de ce moment et je reprends du poil de la bête, je me sens de mieux en mieux.
Le palpitant redescend et je respire mieux.
Le paysage a totalement changé, la végétation est entièrement recouverte de neige, c’est une autre carte postale.
Je ne regrette pas mon effort pour voir ce spectacle naturel.
Je décide de mettre mes crampons que ma chérie a confectionné avec des sangles. J’aurai dû les mettre avant, ça accroche mieux avec lol.
J’arrive au sommet, c’est énorme. Voilà pourquoi j’aime le trail, tu passes à des endroits où jamais tu t'aventurerais autrement, à moins d’avoir un guide.

J’arrive à la descente, du délire, des toboggans sont formés, tu ne peux pas descendre autrement que sur le cul.
Je regarde les autres faire, des vrais gosses en mode cours de récréation, quel pied ! Les gens rigolent, sourient, certains râles, moi j’adore c’est délire, j’y vais à cœur joie.
Au départ tes jambes et ton cul sont anesthésiés par le froid, après tu t’y fais. Une personne à la fois pour la sécurité de chacun.
Le lac n’est plus visible, il est gelé et recouvert de neige. Avec le soleil j’en prends plein les yeux, c’est tellement beau que mes larmes coulent tout seul.
Maintenant direction le refuge pour rejoindre le point d’eau. Je commence de nouveau à manquer de souffle donc je prends 10 minutes.
Puis je descends la roche brute et je passe à côté d’une cascade.
J’ai toujours cette gêne pour respirer qui me fatigue depuis plusieurs heures.
C’est le moment de passer dans l’eau au pied de la cascade, avec une vue plongeante sur la vallée. J’en profite pour me rafraîchir le visage et je trempe ma casquette.
La seule qualité que je trouve à mes baskets Columbia c’est que l’eau s’évacue très bien et qu’elle sèche vite.
samoens trail trour

Même si les chemins sont plus praticables je marche très souvent, car je manque de souffle.
Je me dis à cet instant que pour moi c’est mort vu mon état, mais j’ai pas envie de lâcher. J’admire le paysage et j’espère voir des bouquetins mais ils ne sont pas de sortie.
Je n’évite pas les ruisseaux car ça fait du bien aux pieds.

Je regarde ma montre, j’ai 1h30 de retard sur mon timing. J’arrive au ravito et 37°km avec bien du mal.
Je fais le plein en boisson et nourriture et je reprends rapidement ma route. Je sais que ça va être chaud mais je tente le coup, j’ai 2h30 pour faire 10km.
J’avance trop lentement, mon coeur s’emballe et je dois m’arrêter très souvent pour reprendre mon souffle et mes idées. Ma tête tourne, j’ai quasiment plus de voix car ma gorge est serrée.
Je suis le cul au sol, beaucoup de traileurs s’inquiètent de mon état, je leur dis que tout va bien. Mes yeux se ferment, je me remets donc en route, mais je ne vais pas très loin avant de me remettre au sol. Je suis vidé de tout et moralement c’est dur mais j’ai pas le droit de lâcher.
Cette montée me paraît interminable. J’ai plus la force, je regarde ma montre et j’envoie un message à ma chérie pour lui expliquer la situation. C’est trop juste pour rattraper le temps perdu et mon état ne me permettra pas d’accélérer dans la descente.
Je décide donc de prendre le temps qu’il faut pour aller jusqu’au prochain ravito où je sais que je serai stoppé.
Je mets au final 3h pour monter jusqu’au sommet. J’ai envie de pleurer, je suis tellement écœuré, vidé de tout plaisir que je n’arrive pas à marcher et respirer.
Mais je suis fier de ce que fait ma chérie, tous ses entraînements en duo ont été bénéfiques. Les larmes montent, je suis de nouveau au sol et j’admire le paysage.

Je redescends tranquillement en marchant jusqu’au ravito, il m’aura fallu 2h30 pour arriver en bas. Au total 5h30 pour parcourir 10km, impensable pour moi.
On me demande comment je vais, je leur réponds “ça va, j’ai un peu de mal à respirer, j’ai une barre dans le torse qui me bloque le souffle, ma gorge est serrée”.
Les secouristes me posent quelques questions, m’observent, ils prennent ma tension et mon taux oxygène. Cela les inquiète…
Je mange difficilement une soupe vermicelle et je bois du coca.
Après un bon moment ils me refont les tests mais ça ne s’améliore pas. Il téléphone donc au docteur qui refuse que je reprenne la navette pour rejoindre l’arrivée.
Ce dernier arrive sur place et me fait un électrocardiogramme qui n’est pas bon du tout. Après consultation téléphonique avec le samu il me transporte en urgence par hélicoptère jusqu’à l’USIC d’Annecy.
samoens trail trour

Je préviens ma chérie et je lui dis d’aller au bout…
Récit de son aventure via ce lien


Lui - un runner à bout de souffle

Vidéo


lundi, mai 14, 2018

Raid Dingue de l'Artois 2018

Raid Dingue de l'Artois

Récit du Raid Dingue de l'Artois le 10 mai 2018 à Duisans. Au programme VTT, trail, Run & Bike, CO, trottinette… Un raid multisports en couple bien corsé.

Détails de la course

Inscription : 

Inscription par courrier (complet 1 mois avant).
Organisé par la Communauté de Communes des Campagnes de l’Artois.
Pas de site web dédié : http://campagnesartois.fr

Dossard :

Puce électronique, détails avec temps de passage pour chaque partie lors des résultats.
À retirer la veille ou le jour même.
En cadeau : sac, eco cup, débardeur dossard
Raid Dingue de l'Artois

Détails :

Libellé Type Commune Distance Dénivelé + Tarif
Raid Dingue de l'Artois Raid Duisans Junior Découv. Conf. 370m 40€
Runner Chrono 2018
Elle & Lui Confirmé 3h50

Raid en duo - Parcours de la course confirmée :

  • VTT : 20 km (dont 15 km chrono)
  • Trottinette: 2 km chrono
  • Épreuve surprise
  • Run & Bike : 11 km (dont 10 km chrono)
  • Spéciale VTT : 4 km (dont 2 km chrono)
  • Course d’Orientation : 5 km
  • Trail final : 5 km
Raid multi-sports en étoile (on revient à chaque fois au point de départ). Les zones de liaison ne sont pas chronométrées.
En Course d’Orientation, chaque balise non poinçonnée ou fausse pénalise l’équipe de 5 minutes.
Départ 8h, arrivée maximum 13h30.
Plusieurs trottinettes sont à disposition sur place.

Sur place : toilettes, vestiaires, douches, parc à vélos, restauration.
Prévoir une tenue de rechange (passage à gué à traverser).
Repas, boissons du midi compris : crudités et viandes.

Vidéo de la course en bas de page.

Récit du Raid Dingue de l'Artois - 2018

Elle & Lui - course Confirmée

Météo : nuageux, 10°C
Mon équipement : Baskets Kalenji Kiprun Trail, collant, tee shirt manches courtes, tee shirt manches longues, VTT, casque, boussole, crayon.

C'est la première fois que nous nous engageons sur un raid aussi corsé. Nous aurons environ 50km à parcourir en moins de 5h30.
Bon y va pour se dépasser mais surtout pour s'amuser. Et ce sera un super entrainement pour nos prochains ultras.

Course d'orientation

Chaque équipe doit respecter l'ordre de passage des épreuves.
Nous on commence par le plus chiant comme dirait mon homme, la course d'orientation. Il me laisse faire, comme dab mdr.
On a tous une carte différente, donc on ne peut compter que sur nous même.
Si tout va bien on est parti pour 5km…
Raid Dingue de l'Artois

On trouve la première balise assez facilement, ensuite ça se corse.
Raid Dingue de l'Artois

Les chemins sont broussailleux, parfois marécageux, il y a des barrières infranchissables…
Parfois il faut même jouer les funambules mdr. Bref j'ai déjà les pieds trempés !
Raid Dingue de l'Artois

Au final je me débrouille pas trop mal, mais voilà, tête en l'air comme je suis, je m'aperçois au bout de quelques minutes que j'ai perdu la boussole.
Et là c'est le drame ! Je me dis que c'est mort si je l'ai perdue dans les fourrés.
Raid Dingue de l'Artois

Je suis prête à retourner au départ pour demander à l'orga une boussole à prêter.
Mon homme par miracle rebrousse chemin jusqu'à notre dernière balise et la retrouve, ouf !
Mais on a parcouru 1km en plus et perdu 10 minutes.
Nous mettrons donc au final 1h pour trouver les 15 balises.

Spéciale VTT

On retourne à la base et on s’équipe pour le vélo.
Direction le Château et le parc de Clairefontaine pour un parcours boisé, sinueux, avec une belle petite côte.
Raid Dingue de l'Artois

On boucle celui-ci en 17 minutes.

Épreuves surprises

Raid Dingue de l'Artois

Tout d'abord nous devons viser juste pour avoir un avantage pour la 2° épreuve !
Pas le droit à l'essai et nous n'avons droit qu'à 2 tirs chacun.
Mon homme choisit la sarbacane,  c'est amusant et c'est une première.
Moi je tente le tir à l'arc.
Au final on a encore des progrès à faire lol, puisque nous n'aurons pas d'avantage.

Raid Dingue de l'Artois

Cette année pour la 2° épreuve nous avons le droit à un labyrinthe arithmétique.
Bref il faut en avoir dans les jambes, mais aussi dans la tête sur ce raid !
Nous avons 8 nombres à 2 chiffres à trouver, puis à additionner ou à soustraire en moins de 15 minutes.
Bien sur pas le droit au téléphone, ni de se concerter pendant l'épreuve.
Pas facile, surtout que parfois c'est des nombres négatifs, la première fois n'est pas la bonne.
Puis on termine par un petit parcours du combattant.
Raid Dingue de l'Artois

On finira par boucler l'épreuve en 11 minutes.

VTT

Raid Dingue de l'Artois

Bon là j'avoue je galère au bout de quelques minutes.
En effet, j'ai emprunté le vélo de ma fille car le mien n'est pas réparé.
Problème, il est assez lourd mais surtout le petit plateau ne passe pas. Bref les cuisses chauffent dans les côtes.
En plus parfois nous passons en plein champs et je me prends de bonnes rafales de vent en pleine face !
Je sens bien que je suis à la traine car on me double plusieurs fois.
La 2° partie est plus facile car c'est en descente, même si j'y vais prudemment car je n'ai pas envie de me péter quelque chose. La Maxi race est dans 15 jours.
Raid Dingue de l'Artois

On termine la boucle en 55 minutes, ce qui n'est pas terrible, on est dans les derniers.
Au retour à la base je prends 5 minutes pour reprendre mon souffle et me restaurer.
Raid Dingue de l'Artois


Run & Bike

Premier Run & Bike en couple, je pense que l'on peut rattraper notre retard sur cette partie.
Mon homme commence à courir et je lui laisse le vélo 1km plus loin. Et c'est moi qui court.
Puis vient une montée, et on inverse.
On jouera à ce petit jeu sur 10km.
Un parcours sentier en plein champs avec de belles petites bosses.
Pour la première fois depuis 8h je regarde ma montre et je vois qu'il est déjà 12h, il faut qu'on accélère le pas.
Je motive mon homme et on termine en 43 minutes.

Trottinette

Raid Dingue de l'Artois

Arrivée à la base on pose le vélo et on court vers la prochaine épreuve.
On choisit chacun une trottinette et c’est parti pour 2km.
Et là on s’aperçoit au bout de quelques minutes que c’est super dur !
Surtout que cela monte sur 1 kilomètre ! J'ai la cuisse droite qui chauffe, j'essaie de changer mais je ne suis pas à l'aise.
Je me retourne et je vois mon homme qui marche à côté de sa trottinette, c'est vrai qu'au final on va plus vite lol.
Puis c'est le retour et là ça descend, mais j'y vais prudemment car ça barloque et j'ai pas envie de me planter.
Bref la trottinette je laisse ça pour les gosses !

Trail

Raid Dingue de l'Artois

C'est le trail final, il nous reste 4,7 kilomètres à parcourir en moins de 30 minutes si on veut finir dans les temps. C'est faisable.
Problème mon homme est épuisé, je le motive comme je peux mais je vois bien qu'il a tout donné avant.
À mi parcours j'aperçois d'autres coureurs, je motive mon chéri et on les rattrape un par un.
Ça le rebooste, et on continue à une bonne allure.
Mais 1 kilomètre avant l'arrivée il s'arrête et marche, une crampe au mollet fait son apparition.
Je le booste et il repart en trottinant.
100m avant l'arche on s'aperçoit que l'on doit franchir une petite rivière.
On y va franco mais ma jambe s'enfonce direct de 50 centimètres, j'ai maintenant de l'eau jusqu'à la taille. Là j'espère que ma chaussure ne va pas rester au fond !
Raid Dingue de l'Artois

On bouclera l'épreuve main dans la main en 21 minutes.

C'était un super raid multisports, bien physique, on a pas arrêté durant 5H (dont 3h50 chronométré).
L’organisation et le balisage était au top, le repas de fin est le meilleur que nous ayons eu. Un repas complet, avec du choix en crudités, viandes, pas trop lourd.
Raid Dingue de l'Artois

Je pense que le découverte devrait être allégé, car il y a très peu de différence au final avec le confirmé (7km).
Beaucoup ont terminé après la barrière horaire de 13h30 au final.

Elle & Lui

Vidéo


Triathlon d'Hénin Beaumont 2018

Triathlon d'Hénin Beaumont

Récit du Triathlon d'Hénin Beaumont le 6 mai 2018. Au programme natation au lac du bord des eaux, vélo route et course à pied. Une course en famille sous un grand soleil.

Détails de la course

Inscription : 

Inscription en ligne ou sur place.
Pas de site web dédié : http://www.heninenduranceteam.fr/

Dossard :

Puce électronique, détails avec temps de passage pour chaque partie lors des résultats.
À retirer le jour même.
En cadeau (kids) : casquette visière
En cadeau (adultes) : tee-shirt
Triathlon d'Hénin Beaumont

Détails :

Libellé Type Commune Distance Dénivelé + Tarif
Triathlon Triathlon Hénin Beaumont Kids - XS - S 30m 3-15-20€
Runner Chrono 2018
Mini-Elle Kids 6/9 8'
Elle XS 47'
Lui XS 46'

Parcours de la course XS  :

Triathlon d'Hénin Beaumont parcours

Natation en milieu naturel dans le lac du bord des eaux, à côté de la zone industrielle. Combinaison néoprène obligatoire. Si l'eau est inférieur à 14°C, la course se transforme en duathlon. Sortie à l’australienne pour le S.
Vélo sur route avec quelques faux plats, épingles, ronds points (boucle de 5km). Le drafting est autorisé.
Course à pied sur route et chemin (une boucle).

La course enfant est un duathlon.
Attention il n'y a pas de toilettes, vestiaires, douches sur place.

Vidéo de la course en bas de page.

Récit du Triathlon d'Hénin Beaumont - 2018

Elle & Lui - course XS (400m NAT - 10km vélo – 2,5km CAP)

Météo : soleil, 20°C, eau 15°C
Mon équipement : Baskets Adidas, trifonction, porte dossard, lunettes de natation, vélo de route, casque, combinaison néoprène Zone 3.

On arrive au lac du bord des eaux sous un soleil radieux, on ne pouvait pas rêver mieux.
Triathlon d'Hénin Beaumont

Après avoir joué la supportrice pour ma mini’s, c'est la course pour entrer dans le parc à vélo et préparer mon équipement.
Je dépose mon vélo, casque, lunettes et chaussures à mon emplacement.
Puis en sortant je me rends compte que j'ai oublié de déposer ma ceinture dossard.
Heureusement je peux encore rentrer.
J’aimerai passer par la case toilette mais il n’y en a pas ! Là j’aimerai être un mec, surtout qu’en trifonction t’es vite à poil mdr. Bref ça attendra.

Je repars avec ma combi, mon bonnet et mes lunettes.
Cela fait un an que je n'ai pas enfilé ma combinaison néoprène. C'était une première pour moi et je l'avais craquée en l'enfilant.
J'ai donc réparé l'accroc et j'ai bien pris soin cette fois-ci de tirer ma combi vers l'intérieur.
C'est toujours une épreuve avant l'épreuve mdr. Et j'attends le dernier moment pour mettre le haut car je suis vite dans un four !

Puis je m'approche du départ et du lac pour faire rentrer de l'eau dans ma combi.
Il n'y a pas de tapis et c'est assez désagréable de poser les pieds au fond.
L'eau est fraîche 15 °C, mais je m'attendais à pire.
Un ptit bisous à mon chéri et c'est parti.

Triathlon d'Hénin Beaumont
Perso n'étant pas une bonne nageuse je descends tranquillement et je ne joue pas des coudes.
J'essaie de poser ma nage et de me frayer un chemin parmi les autres concurrents.
Les hommes et les femmes s'élancent en même temps.
Je n'ai pas pris de coup, mais il me faudra 100m pour être à l'aise.
Puis je passe vite à une respiration tous les 2 battements et je remonte petit à petit.

Je tamponne une autre nageuse qui me colle depuis un moment et je bois la tasse. Je fais donc quelques mètres en brasse pour reprendre ma respiration.
Puis je repars en crawl et je relève la tête régulièrement car je dérive vite.
À mi parcours je brasse de nouveau pour tourner à la bouée.

Puis je repars en crawl et j'essaie de bien glisser et récupérer.
Je respire toujours du même côté et je suis un peu éblouie par le soleil.
Je reviens sur une nageuse, il ne reste que 100m, j y suis presque.
J'arrive enfin au bord où 2 bénévoles me tirent de l eau. Cette fois-ci il y a un tapis, c'est plus agréable.
Triathlon d'Hénin Beaumont

Je sors en marchant pour éviter les vertiges.
Puis je trottine vers mon emplacement tout en enlevant le haut de ma combi.
J'en profite pour reprendre mon souffle en enfilant mes chaussures. Le plus dur pour moi est fait !
Puis je mets ma ceinture porte dossard et j'enfile mon casque.
Mais là je sens que ça coince. Normal j ai oublié d enlever mon bonnet et mes lunettes. Je vois un arbitre en face de moi qui rigole, tu m'étonnes lol.
Et enfin je repars vélo en main vers la sortie du parc.
Triathlon d'Hénin Beaumont

On me précise que mon homme est à 50 mètres mais je sais que je ne le rattraperai pas.
Le parcours est sur route avec quelques faux plats et petite côte.
Il y a aussi plusieurs virages et rond point où je reste vigilante.
À mon grand étonnement je double plusieurs concurrents. Le drafting est autorisé, j'aimerai donc en profiter mais je ne trouve personne.

Je croise souvent mon homme dans l'autre sens et on se motive mutuellement.
À la fin du premier tour je m'aperçois au dernier moment qu'il y a de nouveau une épingle.
Je freine et je fais un virage à 360° les bras tremblants. Mais j'entends derrière moi le bruit des freins des autres concurrents. Là j'ai peur qu'un peloton me rentre dedans, heureusement ça passe.
Je croise de nouveau mon homme qui me montre ses mains noires, il a déraillé.
Je termine la partie vélo plutôt contente de moi.
Triathlon d'Hénin Beaumont

Je dépose casque et vélo et là c'est la panique, je ne sais pas dans quel sens partir.
Je crie “c’est par où ?”. Bref je perds quelques minutes, j'aurai du vérifier ça avant !

Allez maintenant faut que j'assure, c'est le run. Le parcours est sur bitume et sentier, plutôt plat.
Je remonte petit à petit plusieurs coureurs ça motive, même si moi aussi je suis usée.
Je fais le tour du lac et je passe la ligne d'arrivée où mon homme et mes filles m'attendent.
Triathlon d'Hénin Beaumont
 
Une journée sportive en famille sous un soleil radieux comme je les aime.
Vivement le prochain !

Elle & Lui - Triathlon en famille

Vidéo


jeudi, avril 26, 2018

Trail La Bouillonnante 2018

Trail La Bouillonnante

Récit des 29km du trail La Bouillonnante le samedi 21 avril 2018 à Bouillon. Journal d'une ado qui a des parents traileurs ! Un parcours magnifique et très technique dans les Ardennes belges avec un départ du château fort et 2 traversées de la Semois.

Détails de la course

Inscription : 

Inscription en ligne (clôturée en quelques heures).
Pas besoin de certificat médical, de limites d'age (sous la responsabilité des parents).
Site web : http://www.la-bouillonnante.org

Dossard :

Dossard électronique
À retirer la veille ou le jour même.
En cadeau : une bière, un buff

Détails :

Libellé Type Commune Distance Dénivelé + Tarif
La Bouillonnante Trail Bouillon 29-50km 1300-2450m 25-35€
Runner Chrono 2016 Chrono 2017 Chrono 2018
Elle 29km 4h55 50km 8h47 29km 6h
Lui 73km 12h40 50km 8h47 29km 6h

Parcours et dénivelé du 29/50km :

parcours Trail La Bouillonnante
Trail La Bouillonnante 50km denivele
Une boucle à travers la forêt de Bouillon longeant la Semois, où les montées et descentes se succèdent. Un départ chevaleresque dans la cour du château fort et 2 traversées de la Semois.
Il y a 4 ravitos et 3 barrières horaires sur le 50km.
Il y a 2 ravitos et 2 barrières horaires sur le 29km. 
La boucle du 29 dévie à Frahan, le départ se fait en 2 vagues.

Vidéo en bas du récit ;-)

Journal d'une ado sur les 29km de La Bouillonnante - 2018

Teen - 29km

Météo : 30°C, T° de l'eau 11°C
Mon équipement : Baskets Adidas Response Trail Boost, short, 1 tee-shirt, sac avec poche à eau Kalenji (boisson d'effort maison), casquette.

Pourquoi ?

Comment je me suis retrouvée là ou plutôt à cause de qui ?
Mes parents complètement fou pardi !
Car oui même si je suis une ado de 16 ans je ne suis pas suicidaire.
Le max que j'avais parcouru c’était 12km et pour moi 29km c'était juste inimaginable. Surtout sans entraînement.

Les mois et les jours passent et je les préviens que je ne le finirai jamais.
Mais ils me répondent qu’il croit en moi et en mes cuissots d’enfer mdr. Certes je suis un peu sportive et je suis une formation de Lad Jockey.
Une petite partie de moi me disait que c’était possible et l’autre non, surtout a mon âge.
En effet je ne connais aucun ado qui part dans ce genre de délire.
Encore moins mes amies qui me disent que c'est complètement fou, et qu’ils ne comprennent pas mes parents, pour eux c'est de la maltraitance !!!
EN PLUS DE ÇA je loupe LA soirée de l’année avec tous mes potes !
J'ai passé mon temps aussi à rabâcher à mes parents que ce sera un calvaire pour moi mais aussi pour eux. Car je vais me plaindre toutes les minutes, de tous les malheurs du monde, comme une vrai ado quoi.

J-1

Je me tape 3h de route mais en plus de ça je vais dormir dans la Toto Traileur.
Sur la route je me dis quand même que je vais faire mon premier week-end en tant que vrai traileuse, une première.

Jour J

Ma mère me réveille et me donne le dénivelé de la course. Je lui dis “ t’as cru que j'allais gravir tout ça ?”.
Elle me dit que c’est comme la vie, y a des hauts et des bas, soit tu restes sur le bas côté à te plaindre soit t’avances… Les discussions philosophiques le matin très peu pour moi.

A moitié dans le pâté j’essaye d’encourager ma mère qui part pour 50 bornes, une grosse folle, et en plus elle a le sourire !
Ensuite, je m'équipe avec mon coach du jour qui va me suivre dans mes péripéties.
Je me suis fais un ami aussi avant de partir, Félix le chat, avec qui j’ai partagé mon p'tit dej.

Départ

Trail La Bouillonnante
Bon ça y est c’est mon tour. Je rentre dans le château, je traverse des couloirs petits et étroits. Bref à ma taille lol.
J’ai pas vraiment le trac car je ne joue pas le chrono, je veux juste être finisher. Je me dis avant de partir “allez tu vas y arriver”. Et j’ai même le sourire, ce qui m'étonne.

Nous partons en marchant, d’habitude je pars en sprint.
Les premiers kilomètres se passent bien, mon coach me dit même de ralentir.
J’arrive sur la première montée et je me dis que ça va être dur si elles sont toutes comme ça.
Puis il y a la descente, je déroule. Tout se passe bien pour l'instant.
Trail La Bouillonnante

Mais les 3 derniers kilomètres avant le ravito sont interminables. J’ai super chaud et j en ai marre.
Je demande toutes les 5 minutes si on est bientôt arrivé.
Bref c'est mon mur à moi, je n'ai jamais parcouru autant de kilomètres.
Trail La Bouillonnante

Arrivée au ravito on prend 15 minutes pour manger, boire et se reposer.
Les oranges fraîches ça fait trop du bien !
Je continue et tout va bien, je pense que je vais le finir.

Trail La Bouillonnante
J’entame une nouvelle montée, puis à mi parcours je me retourne et là plus de coach !
Il a des vertiges donc il s’est assis pour manger et boire.
Je le motive et on repart (choquée de motiver la personne qui est sensée me motiver moi lol).
Maintenant dans les descentes je commence à avoir mal aux genoux.
On est suivi depuis quelques kilomètres par un coureur en canicross, même le chien en bave. Mais il obéit au doigt et à l’œil !
Trail La Bouillonnante

2° ravito 23km, je suis deg, moi qui rêvait d’oranges depuis plusieurs kilomètres et ben rien, que de l’eau et du coca. On reste 10 minutes et on repart.

Nous arrivons peu de temps après à la première rivière. Elle est assez froide mais je suis contente d’y être, enfin !
Trail La Bouillonnante
Ça fait du bien aux muscles, l'eau m'arrive jusqu'au ventre mais j’avance.
Mais petit problème avec mon short Kalenji rose, on voit tout à travers quand il est mouillé !

Je continue ensuite avec un peu plus de mal car les douleurs dans les jambes et tout le corps commencent à se ressentir.
Je ne parle pas, j’avance jusqu'à la 2° rivière qui est moins profonde mais tout aussi agréable.
Trail La Bouillonnante

Le paysage est magnifique mais j'ai quand même hâte que cela se termine.
Je regarde la barrière horaire, ça va on est dans les temps.
Trail La Bouillonnante

Je monte et descends encore et toujours, et d’un seul coup j'entends des tam tam, comme au départ. Je me dis, ça y est je suis arrivée !

Trop heureuse j'accélère, et non fausse alerte, arrivée en haut je me rends compte qu'il me reste encore 2 km, ils sont juste ici pour nous encourager.
C'est une blague, j'ai accéléré dans une put… de montée, je me suis arrachée pour que dalle !
Grosse déception, 2 kilomètres c'est peu, mais au stade où j'en suis c'est interminable.

Je n'arrive plus à courir, j'ai l’impression d’être un papy avec une foulée bizarre, moche, en mode robot qui n avance pas.
C'est atroce j'ai mal partout, et là arrive la dernière descente, la pire pour moi.
Trail La Bouillonnante

En effet j’ai mal aux genoux, je la fais doucement accroupi. Mon coéquipier attrape aussi des crampes mais on avance, c'est bientôt la fin.
Plus je descends, plus j'aperçois le pont synonyme d’arrivée.

J’arrive enfin sur ce pont, et là je fonds en larmes. Je me dis “ça y est Julia, tu l’as fini ce trail que ton coach te parle depuis des mois”. Bon je chiale aussi parce que j'ai mal partout et que la douleur est enfin finie.

Enfin presque, il y a encore la montée jusqu’au château.
Je cours quelques mètres pour y être plus vite (comme une mémé).
Je franchis les dernières marches sans difficulté et je passe enfin la ligne d arrivée.
Et là j'ai tellement mal aux jambes c'est horrible, je n'arrive plus à marcher.

Au final j'ai cru que ça allait être plus dur, j'ai appris que j’avais des cuisses en béton.
Le lendemain j’ai eu des courbatures uniquement derrière les fesses.

Mes meilleurs souvenirs : la fin quand j’ai vu au loin la ligne d'arrivée, les rivières.

J’en veux pas à mes parents car c'était cool, c'est un truc à faire, mais c'est sur que j'en ferai pas tous les week-end.
Finalement je ne me suis pas plaint car je ne parlais pas, j’avançais, je ne pensais qu’à finir.


Teen - une ado traileuse

Vidéo



Lui - 29km

J’ai décidé de partager et de faire découvrir à ma juju une virée sportive chez nos belges.
Je sais qu’il lui faut du paysage et du fun pour la booster. Cette course est faite pour elle, un vrai trail, dur mais top.
Un beau défi car la course à pied n’est pas son sport de prédilection.
En effet, c’est une sportive qui pratique l’équitation quotidiennement, une ancienne gymnaste et nageuse de natation synchronisée.
Mais je sais qu’elle a les capacités physiques pour aller au bout, maintenant va-t-elle avoir le mental ?
Tout est possible, tout est réalisable mais il faut y croire !
Mon but est de partager une aventure pleine d’émotion et l’emmener au bout de cette course. Et puis quoi de mieux pour qu’elle nous comprenne d’avantage.

Sa plus grande distance était un trail urbain de 12km ultra plat. Son plus gros dénivelé les Terrils d’Haillicourt et quelques randonnées en vacances.
Lorsque je lui ai demandé “alors t’es prête ?”
Elle me répondait : “j’y vais au talent !” mdr.

Jour J, on monte au château pour encourager et voir le départ de ma chérie.
Puis on redescend pour se préparer tranquillement et faire la sieste mdr.

10h la musique retentit, je vois sur son visage zéro stress, c’est cool. Moi je suis super content de vivre ça avec elle.
Le départ est donné, elle est surprise que l’on démarre en marchant. Habituée à partir au taquet sur un 5km.
Je vois qu’elle a envie de fuser alors je lui dis de ralentir, elle est étonnée.
Ça déroule sur une petite partie bitumée, puis on longe la rivière jusqu’à la première montée. Il y a un ralentissement à la file indienne, beaucoup de pause pipi, après 10mn de course mdr.
Je lui dis de bien souffler dans la montée, de ne pas forcer.
Je suis assez directif sur sa gestion de course, je lui dis quand boire, marcher et ralentir. C’est une bonne élève qui ne pose pas de question et qui m’écoute, ça fait plaisir.

La chaleur est bien présente, j’espère que ça va aller, ses joues sont déjà bien rouges au bout de 45 minutes de course.
Toutes les 20 minutes je la fais boire une gorgée.
Elle gère très bien les montées avec une belle régularité.

1h30 de course, elle commence à souffrir de la chaleur.
Elle me demande si en temps nous sommes bien et si le ravito approche.
Pour ma part j’essaie de gérer ma course autrement pour m’ajouter une difficulté supplémentaire. Je bois très peu et je ne mange rien pour voir comment mon corps va réagir. Parfois j’ai des idées à la con mdr !

Nous arrivons au ravito 1 au bout de 2h45 de course. Elle commence à en avoir marre, le mental va devoir prendre le relais.
On prend donc une belle pause pour qu’elle reprenne du poil de la bête.
Elle mange des oranges et elle boit du Coca-Cola.
Au bout de 15 minutes on reprend notre chemin.

Elle est bien requinquée, tant mieux car on attaque une belle côte, je sais qu’elle va faire mal.
Je me positionne devant pour donner le rythme. Elle accroche bien et ne s’arrête jamais. Je suis super impressionné.
Puis elle passe devant.

Je voulais savoir comment mon corps allait réagir, eh bien c’est chose faite !
Je vois des étoiles et j’ai une grosse fringale. Je dois me poser au sol car je ne suis pas bien. Du coup je bois et je mange une compote et une barre de fruits.
Je me sens de suite mieux.
Elle est choquée de me voir comme ça, mais je sais aussi que ça va la remotiver, tout le monde a des hauts et des bas. Et puis je lui ai montré ce qu'il ne faut pas faire mdr.

La partie la plus intéressante et technique de la course arrive, descente en rappel, échelle, escalade…
Puis nous arrivons à la rivière, l’eau est fraîche mais ça fait trop du bien. L’an dernier j’étais congelé.
Je me dis que le 29km c’était parfait pour moi aujourd’hui vu la chaleur ! Je pense à ma chérie qui doit souffrir.
Niveau timing on est juste donc je décide d’accélérer un peu le rythme.

On arrive au ravito 2, c’est juste un point d’eau.
Je prends des news par téléphone de ma chérie, elle n’est pas très loin de nous. Je lui demande si elle veut qu’on l’attende, elle me répond non.
On repart après 10 minutes de pause.

Les jambes de Juju tournent encore bien, ça descend et ça remonte sans cesse.
Nous voilà dans la dernière montée, je lui dis “ça vient bon”, je sais qu’elle sera finisher.
Dans la dernière descente je me chope une belle crampe dans les deux cuisses, pas étonnant vu mon manque d’hydratation !
Enfin j'aperçois le pont, je lui dis “regarde c’est la fin”.
L’émotion arrive, pleure de joie, je suis trop content de ma Warrior.
On arrive au pied du château, elle a encore grave la pêche, moi j’ai plus de mal à monter les marches. Je la regarde de loin et je suis grave fier d’elle.
J’accélère pour finir à ses côtés et immortaliser son arrivée.
Finisher ma grande !

Lui - un coach, parfois boulet, bourreau, mais fier